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    January 20

    中国音乐 ou la musique chinoise

     
       En matière de musique, la pop chinoise n'a rien à envier à la désormais célèbre J-Pop nipponne. Mélodies mielleuses à souhaits et textes dégoulinants de romantisme naïf.
     
    Comment se laisser prendre?
     
       Avant de se laisser dompter, plusieurs étapes ou "palliers d'écoute" sont inévitables.
     
    1°Le refus catégorique. La musique occidentale vous manque davantage que le couteau et la fourchette. Vous en venez à regretter de ne pas avoir apporté plus de réserves dans le ipod. La musique dans le bus vous agresse les oreilles. Vous cherchez une solution pour vous enfuire.
     
    2°Vous pouvez désormais suppporter la musique chinoise. Vous vous surprennez à sourire en regardant les grands shows télévisuels. Attention, dans quelques jours, vous balancerez la tête niaisement sur le rythme du morceau.
     
    3°A l'invitation du collocataire coréen, vous prenez le micro et vous essayez au traditionnel Karaoké. Le résultat est catastrophique mais vous ne l'entendez pas, et l'amour de la musique chinoise naît petit à petit en vous.
     
    4°Vous êtes "musique chinoise addict". Vous n'éprouvez plus aucune honte. Les hits chinois tournent en boucle dans le baladeur. Toutes les soirées se terminent par un karaoké dont vous êtes la "guest-star". Vous répétez seul à la maison.Vous arpentez frénétiquement les allées des music stores pour dénicher les nouveautés,... Ne cherchez plus, vous êtes accro.
     
     
    Le morceau préferé
     
       Pour bien franchir unes à unes ces étapes, "LE-morceau-préferé" joue un grand rôle. C'est "LE-morceau-préferé" qui va vous faire mordre à l'hameçon. C'est "LE-morceau-préferé" qui va vous faire apprendre vos premières paroles, vous attirer dans les KTV,...
    Il est donc temps pour moi de vous dévoiler ma "chanson-préferé". Alors oui, je pourrais avoir honte, prier pour que les amis ne le sachent pas, et bien non, je n'ai (presque) même pas honte.
     
       La chanson s'appelle Tong Hua 童話, le chanteur est Guang Liang 光良.
    Le clip est romantique, dramatique, et tout simplement magnifique. Alors, attention, ouvrez bien grand vos oreilles et prenez-en plein les mirettes:
     
     
     
      
     我想了很久 我開始慌了
     J'ai pensé beaucoup de temps, et j'ai commencé à avoir peur
    
     是不是我又做錯了甚麼
     n'est ce pas, j'ai fais une erreur
    
     你哭著對我說 童話裡都是騙人的
     Tu me dis en pleurant, que les contes de fées ne sont que des mensonges
    
     我不可能是你的王子
     Je ne peux pas être ton prince
    
     也許你不會懂 從你說愛我以後
     Peut-être que tu ne vas pas comprendre que depuis que tu dis que tu m'aimes
    
     我的天空星星都亮了
     les étoiles de mon ciel sont toutes devenues brillantes.
    
     我願變成童話裡 你愛的那個天使
     Je voudrais devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées.
    
     張開雙手 變成翅膀守護你
     j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger.
    
     你要相信 相信我們會像童話故事裡
     Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte.
    
     幸福和快樂是結局
     A la fin il y a le bonheur et la joie.
    
     你哭著對我說 童話裡都是騙人的
     Tu me dis en pleurant, que les contes de fées ne sont que des mensonges
    
     我不可能是你的王子
     Je ne peux pas être ton prince
    
     也許你不會懂 從你說愛我以後
     Peut-être que tu ne vas pas comprendre que depuis que tu dis que tu m'aimes
    
     我的天空星星都亮了
     les étoiles de mon ciel sont toutes devenues brillantes.
    
     我願變成童話裡 你愛的那個天使
     Je voudrais devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées.
    
     張開雙手 變成翅膀守護你
     j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger.
    
     你要相信 相信我們會像童話故事裡
     Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte.
    
     幸福和快樂是結局
     A la fin il y a le bonheur et la joie.
    
     我要變成童話裡 你愛的那個天使
     Je veux devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées.
    
     張開雙手 變成翅膀守護你
     j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger.
    
     你要相信 相信我們會像童話故事裡
     Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte.
    
     幸福和快樂是結局
     A la fin il y a le bonheur et la joie.
    
     我會變成童話裡 你愛的那個天使
     Je peux devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées.
    
     張開雙手 變成翅膀守護你
     j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger.
    
     你要相信 相信我們會像童話故事裡
     Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte.
    
     幸福和快樂是結局
     A la fin il y a le bonheur et la joie.
    
     一起寫我們的結局
     Ensemble écrivons notre conclusion.
    
    December 05

    Dans ma rue

       Pour conclure ce séjour de presque un an, un dernier hommage à mon quartier. Car contrairement aux différents hôtels de luxe où j'ai eu l'occasion de travailler ici, ce quartier, authentique, sent bon la Chine. En parlant d'odeur justement, il n'y sent pas très bon, mais l'on s'y fait. Et c'est bien la le seul reproche que l'on peut adresser à ce petit coin de Xiamen. Un quartier qui vit, qui fourmille de monde, et qui mérite que l'on s'y attarde. Sa Po Wei, tout près de la très célèbre université de Xiamen. Autre détail sympathique: j'habite Hen Da Da Sha, au 15ème étage, mais en fait, il s'agit du 13ème, car par superstition le 13ème et le 14ème (en chinois, on dit "4" comme l'on dit "mort") n'existe pas.
     
       Les logements y sont "modestes" et j'avoue avoir craint le pire lors du passage des 3 typhons cet été. Ils n'y abritent souvent que le strict minimum, un lit, pas de frigo, aucun matériel particulier sinon le service à thé. En bas de chez moi, un restau "boui-boui" pas irréprochable sur l'hygiène, mais dont le patron et sa femme y sont extraordinairement sympathiques. Un peu comme une seconde famille pour moi, il m'arrivait d'y prolonger la soirée pour regarder la télé avec eux, puis parler,parler,parler,... En continuant sur Da Xue Lu, on longe des ateliers, on y travaille le bois, le fer, et l'on y vend même des cuvettes (je me suis toujours demande pourquoi ici??) Un peu plus loin sur la droite se trouve "mon" salon de coiffure, j'y suis en effet devenu un habitué. Attiré la première fois par les guitares dans la vitrine et le charme de la coiffeuse, nous sommes depuis devenu amis. Je leur apprend quelques notions de français, ils m'apprennent le chinois. Et nous parlons énormément, car malgré leur planning à rallonge (de 9h à 23h30), ils ne sont pas forcément très occupés, loin de la. Nous pouvons ensuite continuer notre chemin jusqu'à la jeune marchande de "milk and tea". En fait, on appelle plutôt ça des "NaiCha", du thé au lait...à moins que cela ne soit du lait au thé. Bref, en tout cas, c'est super bon,  et ça cartonne en Chine, c'est trop la mode. On peut même y ajouter des mini-boules de tapioca dans le fond pour que cela soit encore plus bizarre. En continuant sur la gauche, on arrive sur une boutique de vêtements très style,  un peu "roots". Essentiellement constitué d'une clientèle féminine, mais les gentilles vendeuses m'y ont aidé à recoudre délicatement mon sac de voyage qui apparemment n'avait pas supporté mon rythme de mini globe-trotter. Tout en continuant, nous arrivons sur mon second restau préferé. Cuisine du Zhejiang, (ma première ville chinoise fut Ningbo, dans le Zhejiang), je peux donc y retrouver mes plats préferés. Le patron est de Shaoxing. Une charmante petite ville célèbre pour un poète célèbre, et ses magnifiques canaux où l'on peut se balader en petite barque (un album y est consacré sur ce blog). Je crois que le patron me soupçonne encore d'être véritablement originaire de cette province de Chine, surtout que j'ai argumenté à coup de Zhejiang Hua, la langue régionale, langue que lui même ne parle pas. Puis, en prenant sur notre gauche, nous pouvons nous arrêter chez mon ami Ping Yang. Il vend des guitares. Je passe souvent chez lui, je lui apprends des airs occidentaux et lui m'apprend des chansons chinoises. Puis, surtout ne nous arrêterons pas chez le marchand d'hamburgers.  J'y mangeait jusqu'au jour où j'ai aperçu un rat passé sous le gros frigo, je n'y ai plus jamais remis les pieds. En face, un vendeur de BBQ que j'ai affectueusement surnommé Frankestein en raison de sa coiffure effrayante. On peut y manger toutes sortes de mets, et des pates bleues auxquelles il y ajoute une sauce à la cacahouète, le tout est délicieux. Tout près, j'y achète tous les matins mon ptit dèj, une patisserie fourrée avec de la confiture à l'intérieur. J'ai vraiment l'impression d'être le seul à en acheter. Ils sont mêmes tellement heureux que je leur en achète qu'ils leur arrivent de me l'offrir pour me récompenser de ma fidélité. Puis, retour chez moi, quelques blagues au passage, avec le personnel de sécurité, qui sont eux aussi exceptionnellement sympatiques (à l'exception de celui que j'appelle sans cesse pour réparer mes problèmes de plomberie ou d'électronique, bizarrement). Le soir dans ce quartier, prend place un marché nocturne, on peut évidemment y trouver des DVDs et toutes sortes de contrefaçons. il m'y arrive d'y croiser une vieille dame folle qui passe tout son temps et son énergie à hurler et disputer quelqu'un qui n'existe pas, sauf dans son esprit malade.
     
       Voilà, tous ces gens méritaient bien un billet sur mon blog, car c'est aussi pour eux et leur accueil que j'aime Xiamen.
     
    October 09

    La tête dans les nuages, les yeux vers les étoiles: Shangri-La

       Shangri-la", un mot en vogue après la IIème Guerre Mondiale et qui a été utilisé dans nombreuses chansons, noms d'hotels et restaurants, évoque "un paradis loin du tumulte du monde". En réalité, "Shangri-la" est un mot tibétain qui signifie "Pays du sacré et de la paix".                    
       L'expression "Shangri-la" vient du roman de James Hilton, "L'Horizon Perdu", dans lequel trois pilotes américains, parcourant la route aérienne Sino-Indienne durant la Seconde Guerre Mondiale, se sont écrasés dans un pays "d'éternité, de tranquillité et de paix". Ils évoquent "ses monts enneigés, ses prairies, ses plateaux à terre rouge, les trois rivières qui la traversent, ainsi que le peuple tibétain avec son thé couleur de neige et ses lamaseries". Les pilotes, recueillis et soignés par des Tibétains, ont ensuite pu rejoindre leur pays.
     
       Selon les archives historiques, un avion américain s'est effectivement écrasé dans la région de Zhongdian en 1944. Une enquête soignée de ces archives a révélé que le magnifique "Shangri-la" décrit dans le roman de James Hilton était bien la région de Zhongdian.
     
       Aujourd'hui encore, le mystérieux et envoûtant Comté de Zhongdian est un paradis sauvage caché.
     
     
       C'est donc dans un mini-bus et accompagné de jeunes Naxi pour la plupart que je me rends vers les hauteurs du Shangri-La. Cette fois encore, les paysages pour rejoindre les sommets sont magnifiques. Une fois arrivé sur les hauteurs du village de ZhongDian (Shangri-La), je suis pris (et surpris) par le froid qui y règne.
     
       A peine arrivé, mes camarades bien sympathiques de l'auberge m'emmènent sur la place de la vieille ville pour se joindre aux danseurs qui exécutent là tous les soirs les danses traditionnels de la culture tibétaine. Amusant, les touristes se joignent aux villageoises pour les épier, copier et apprendre les pas. Bien que le développement touristique soit en cours, les visiteurs n'y sont pas aussi nombreux qu'à Lijiang et Dali, et Shangri-La goûte donc une relative tranquilité.
     
       Et c'est une incroyable atmosphère de sérénité qui se dégage de l'imposant monastère de la forêt Songzan (la lamaserie songzanlin). Elle fut construite sous la dynastie Ming (XVIIe s.), constituant l’une des treize plus grandes  lamaseries de la contrée du Kangzang. La « contrée du Kangzang », habitée par le peuple Zang (Tibétains), s'étendait sur la région que couvrent maintenant les provinces du Tibet, du Sichuan et du Yunnan. Dans sa période la plus prospère, plus de 3000 moines habitaient le monastère; maintenant, il n'en compte plus que 800. Ce monastère abrite un gigantesque Bouddha.
     
       Le soir de retour à l'hôtel, mes camarades chinois nous invitent moi et quelques amis à leur repas "Cantonnais" pour célèbrer leur départ le lendemain (voir photo).
     
       Je me rends ensuite le vendredi sur le site du NapaHai. Seulement, le lac en raison de l'absence de précipitations n'est pas là. C'est alors qu'un grand gaillard me propose de m'emmener sur sa moto pour aller voir la vraie NapaHai. C'est d'accord, nous partons ensemble. Le "motard" m'explique qu'il s'est déjà rendu en Inde et y a rencontré le Dalaï-Lama. Encore une fois, le trajet est digne d'intérêt. Nous sommes à plusieurs reprises immobilisé par des porcs et boeufs "suicidaires" qui se mettent en travers de notre route. La vraie "Napahai", un peu éloigné du site touristique vaut absolument le détour. C'est encore une fois un paysage paradisiaque qui se présente devant mes yeux.
     
       Alors que nous nous apprétions moi et le motard à rentrer, nous rencontrons un groupe de chinois, je leur demande s'ils vont voir le lac BitaHai, ils me répondent "oui, pourquoi pas, viens on t'emmène!". Je n'en demandais pas tant. Sans doute curieux de voyager avec un étranger, ils me mitraillent de questions. Je passe donc le reste de l'après-midi avec eux sur les routes de ZhongDian. Nous arrivons toutefois trop tard pour nous rendre jusqu'au lac. Je m'y rends dès le lendemain. Je dois pour cela louer un mini-vanne et son chauffeur. Pour mon dernier jour à Shangri-La, le ciel est magnifique et je ne me lasse pas de ces paysages merveilleux. Nous prenons en stop des filles issues des minorités, et portant donc les costumes traditionnels. Ces costumes des minorités y sont sans doute aussi pour quelque chose dans le charme de la région. Ceux-ci donnent des couleurs au quotidien. Pas une rue n'échappe à ces magnifiques tenues. Et les yeux sont tout autant fascinés par les couleurs du peuple local et de leurs traditionnels tenues, que par les couleurs des bâtiments au style tibétain, ou bien encore par les couleurs des montagnes, des forêts, des lacs,... Nous prenons aussi en stop un homme qui semble être un berger à en croire son chapeau en fourrure. Lorsque je lui parle, il me répond par des pouces levés et par un grand sourire accueillant laissant apparaître son unique dent. Le chauffeur me confiera plus tard que cet homme ne parle pas chinois mais uniquement le dialecte local.
     
       C'est donc après cette dernière visite au lac BitaHai rappelant des paysages alpins que se termine mon séjour dans le Yunnan. C'est donc pour moi l'occasion d'utiliser ce dialecte local pour un au-revoir:
    "-Dié!"
    October 08

    Lijiang et le peuple Naxi

       Mardi après-midi, en route vers Lijiang. Tandis que le bus monte vers les sommets, je peux admirer des paysages de montagnes absolument fabuleux.
     
       A Lijiang, malgré l'invasion touristique, la ville reste tout de même très agréable. Extrait (National Geographic):
    La vieille ville de Lijiang est un labyrinthe merveilleux de ruelles pavées parcourues de canaux, qui permettent de découvrir les maisons traditionnelles Naxi.
    Les naxi sont en effet un peuple minoritaire en Chine, toutefois la ville de Lijiang est quasiment peuplé à 80% de Naxi. Les Naxi se reconnaissent facilement dans la rue à leurs habits bleus.
     
       Après m'être promené dans la vieille ville durant l'après-midi, je me rends le soir au spectacle présenté par l'orchestre de musique Naxi. La plupart des mélodies ont été sauvées de l'oubli par les membres les plus agées du groupe (jusqu'à 80 ans!).

    Dali: Un jour sans fin (2octobre)


    Après  plus de 40 heures de train, une étape à Shi-Lin pour y contempler la forêt de pierres (un ensemble montagneux prenant des formes exceptionneles et poétiques), puis à Kunming, j'arrive enfin à Dali. Dali est un petit village de Yunnan ("le pays au sud des nuages") très prisé par les touristes chinois. Le Yunnan étant considéré comme l'une des régions (si ce n'est LA) plus belle de Chine. La région s'étend au nord jusqu'au plateau Tibétain et au sud jusqu'au frontière du Laos et de la Thaïlande, dès lors le climat est lui aussi très varié dans la région. Elle est peuplée par de nombreuses éthnies ("les minorités").

    Dès mon arrivée, coup de bol, je trouve un lit dans le premier hôtel que recherchais. Je décide donc d'explorer la ville et sa région à vélo. Après une courte balade dans le centre ville envahi par les touristes prenant d'assaut les boutiques, je m'éloigne et rencontre une femme locale qui me propose de rejoindre la montagne en téléphérique. Après la négotiation de rigueur en Chine, j'accepte. En montant jusqu'au sommet, j'aperçois de curieuses tombes chinoises creusés ici sur le flanc de la montagne. En haut, je visite un temple. Le temple étant désert, et après avoir plaisanté un peu avec les moines, ceux-ci m'apprennent à prier comme un bouddhiste. Le plus rigolo d'entre-eux ira même jusqu'à frapper la cloche lors de mon rituel. Sympa. Je continue ensuite dans la montagne pour rejoindre et admirer une casacade. D'ici, la vue sur la ville et le lac Er'Ai est magnifique. Au retour je troque mon billet de téléphérique contre un grand poney (ou petit cheval). Grosse erreur. Le terrain est accidenté. Je suis à de nombreuses reprises à deux doigts de me vraquer par terre. Un peu inquiet je demande: -"hey patron (oui je m'amuse un peu avec le guide), tu es sûr qu'il n'y a pas de dangers?" -"non, non, pas de danger". en effet, Xiao Wei (mon cheval) est un expert, il connaît le terrain, maîtrise les rochers, glisse mais se récupère. Sa seule erreur: sortir du sentier pour pallier des besoins primaires. On ne lui en tiendra pas rigueur. Je prends finalement tellement de plaisir que Xiao Wei ira même jusqu'à m'emmener aux 3 stupas (voir photos).

    Il est temps de reprendre le vélo, je veux rejoindre le lac. Pour prendre un raccourci, je coupe à travers les champs. Les paysans occupés à travailler ont l'air tout de même supris de me trouver là. Il m'indique la direction du lac. Me voilà donc arrivé au lac, seul souci: un cul-de-sac. En face de moi: le lac, derrière-moi: les champs. J'emprunte donc les petites ruelles du village, et me perd inévitablement. Heureusement, je rencontre au bord du lac une femme qui me propose de me raccompagner en barque jusqu'à une voie d'accès plus propice pour repartir. Son mari, un peti bonhomme, mais assez balèze pour conduire la barque à lui tout seul sur la lac, me raccompagne jusqu'à la place centrale du village. S'y déroule le marché quotidien pour la petite communauté des villageois. Ceux-ci ont l'air méfiant de me trouver là.

    Je réenfourche mon vélo pour retourner à Dali. Après une pause Jiaozi (petite délice de la gastronomie chinoise), je sympathise avec une vieille femme issue des minorités, elle vend des sucreries qui ressemblent à nos crèpes bretonnes mais enroulés autour de baguettes. Plutôt insolite, une autre veille va même à ma rencontre dans une rue pour me proposer de la drogue (!!).

    September 28

    Crépuscule

    Ce dimanche, lever un peu tardif, impossible donc de me rendre sur mon île préferée (Gulangyu). Je pars donc explorer le littoral. Enfin, me balader sur le bord de mer pour dire les choses plus simplement. A mi-chemin, on me propose la balade à vélo. J'accepte évidemment, c'est plus sympa, et puis cela commençait à s'éterniser.
     
    A Xiamen, les couchers de soleil sont exceptionnels! Sur les plages, tout au long de la balade, les futurs mariés sont nombreux à s'immortaliser devant ce crépuscule (voir photos).
     
    Sur le chemin du retour, j'ai la chance d'assister à une représentation d'Opéra Chinois, même si cela ne vaut pas celle à laquelle j'ai assisté à Pékin, c'est toujours très intéressant d'admirer cet art typique de la culture chinoise. Les costumes et maquillages sont fidèles à eux-mêmes: magnifiques.
     
     
     
    September 07

    Ma parenthèse Japonaise

       Des vacances, 10 petits jours, me voilà parti pour le Japon.
     
       Première nuit au Japon à Osaka, dans un "Hôtel-capsule", comme dans Le 5ème Elément mais pour de vrai (voir photo). Je ne perds pas de temps, et part dès le lendemain pour Kyoto. Ancienne capitale du Japon, Kyoto est resté célèbre pour son patrimoine historique unique. 3 jours de visite de temples (beaucoup de temples!): Chion, Kiyomoisu, Yasaka, ou encore le magnifique Kinkakuji; de château: Nijo; ou encore des marchés: Nishiki.
     
       Dans la nuit du mercredi au jeudi, et pour économiser du temps et de l'argent (le Japon est méga-cher), je prends un bus de nuit pour rejoindre le Mont-Fuji. Objectif: atteindre le sommet. Une journée inoubliable, malgré la fatigue et les jambes qui tirent, mon amateurisme et seulement une paire de basket adidas contrefaconné, j'arrive tout en haut de la montagne en moins de 3 heures. En haut, il fait froid, il n'y a pas grand monde, on y cotoie les nuages et les avions. Après une pause déjeuner au sommet, il me faut redescendre (3 heures là aussi), au retour le ciel se dégage et laisse apparaître des paysages exceptionnels.
     
       Le lendemain, départ pour Tokyo. Fukui m'accueille et m'hébergera durant 2 jours. Il me fait découvrir les quartiers branchés (Shibuya, aperçu dans le film Lost In Translation), le quartier électronique (Akihabara), ainsi qu'un célèbre temple (Asakusa). Les Japonais(es) sont top fashions, fasion victime en puissance, on les croirait sortis de la dernière Star Academy. Les Japonaises, très coquettes, usent et abusent du maquillage. J'ai tout le temps de m'apercevoir que les Japonais sont en effet réellement accros aux mangas, dans le métro par exemple les lecteurs sont nombreux. J'ai même la chance de dénicher dans un bookstore des épisodes de Captain Tsbasa et de Saint-Saya. Pour le fan que j'étais étant petit, ca me fait bizarre de les tenir entre mes mains.
     
       Samedi, je pars visiter un Buddha géant à Kamakura. Sur le retour vers Tokyo, je décide de m'arrêter à Yokohama. Je fais étape dans le Chinatown. Je passe par hasard par le stade pendant un match de Base-Ball des Tigers (équipe super populaire). Yokohama est une ville sympa, avec bien sûr de nombreux buildings, mais qui reste agréable et aéré.
     
       Le lendemain, je dois visiter par obligation le quartier bancaire (Otemachi), puis me rend au Parc Yoyogi Koen. Je m'y repose avant de me voir attiré par un Ukulélé magique, puis j'entends plus loin résonner un vacarme de musique techno (beurk!),  avant de me rendre compte que c'est tout le quartier qui est le théâtre d'une sorte de festival de rue. Coool!
     
       Dans la nuit je rentre vers Osaka. Je commence par me rendre au point de vue au somment du Sky building, la vue sur la ville y est superbe. Puis le magnifique Château d'Osaka en plein coeur de la ville. Ensuite, le quartier branché de Namba. On peut y manger des TakoYaki, spécialité culinaire Japonaise. Je me rends ensuite au célèbre temple Shitennoji avant de trouver un moulin dans un parc de la ville (à Tsurumi-ryokuchi).
     
       Pour mes dernières heures au Japon, je veux voir la mer, mais le temps pourri n'arrange pas la chose, alors je pars voir le Osaka Center Hall ainsi qu'un jardin de Roses.
     
       Mardi, 14h. Il est temps de rentrer. Les jambes lourdes, mais des souvenirs plein la tête...
    August 24

    Imposture

       Le magazine OFFICE publie ce mois-ci en Chine une interview de...moi!  Une interview où je raconte quelques bétises ("je suis originaire de Bordeaux") et sort quelques confessions grandiloquentes ("lorsque je bois du vin italien, pour moi c'est comme une évasion. Le temps de la dégustation, mon esprit vagabonde, le vin me transporte en Lombardie, en Vénitie, ou encore dans les vignobles Toscans".)
    August 23

    Un oeil! Aaaaargh!!!

       Aujourd'hui, visite dans une usine qui fabrique des produits pour une célèbre marque d'équipements sportifs. Une marque qui commence par UM et se termine par BRO, mais je ne peux pas trop en dire.... Cette usine fournit également les maillots de foot pour l'Olympique Lyonnais.
     
       Puis dîner dans un restau Japonais avec le manager "beverage" de l'hôtel où je travaille en ce moment. Je dirais que tout se passait bien jusqu'au drame. Une tête de poisson arrive sur la table, là encore tout va bien. Il découpe les joues et l'oeil, et dans sa grande générosité (trop??) me les offre:
     
    Lui: tiens, c'est la meilleure partie du poisson (je passe sur l'explication anatomique et culinaire) , c'est pour toi...
    Moi:  [...]
    (mais je ne peux refuser, c'est un dîner important, et il me l'a expréssement offert)
    alors je prends l'oeil avec mes baguettes, et mon courage à deux mains...
    Moi: mmmmhh  c'est dé-li-cieux!!
     
      
     
      
    August 22

    Un attentat!

       C'est vers 1H32 p.m ce midi, en débauchant du travail, et en empruntant la première rue à la sortie du Bank Center que deux gamins ont soudainement lancés deux yahourts en direction de notre bus. Par chance, les projectiles ne sont pas parvenus à rentrés par les fenêtres, mais se sont lamentablement écrasés contre les vitres restés fermés. Aucun blessé donc à déplorer parmi les usagers. Je peux vous assurer qu'être victime d'un telle attaque, et être si proche d'y passer, ca fait froid dans le dos. Je ne verrais sans doute plus la vie de la même manière. A l'heure où j'écris ces lignes nous ignorons encore tout des raisons qui ont poussé ces jeunes rebelles à faire parler le produit laitier. Il n'y a donc pas qu'au Moyen-Orient que la tension monte. Pourtant, j'imagine sans doute et avec regret que de tels agissements n'ont pas fait la une des journaux francais...Heureusement que mon blog est là!
     
       "L'attaque" de ce matin renforce surtout ma réflexion de ces derniers jours. Ici tout est possible, je rencontre des gens un peu dingues, je mange des trucs bizarres, je rencontre l'insolite plusieurs fois par jour.
    Et c'est probablement ça que j'adore.
     
    @ bientôt,
    Michaël
    August 20

    Le temple de Nanputuo (南普陀寺)

    Cette après-midi, je me suis rendu au temple qui est tout près de chez moi: Nanputuo. Magnifique, il regorge de plein de petites surprises (une collection de statuettes cachés-coincés sous des rochers). Très actif, ses moines ont l'air très cool, il m'arrive d'en croiser à la plage, et il y en a même un qui squatte le cybercafé de mon quartier. En tout cas, les moines sont différents ici de notre culture catholique. J'ai même entendu dire qu'il faisait ca pour l'argent...
     
    Incroyable mais vrai!
    J'ai entendu Tragédie et son "est-ce que tu m'entends? eh! oh!" à la Bomba. Après le succès "Hélène" et "Jordi". Décidément, ce n'est pas forcément le meilleur de notre culture que l'on importe ici.
     
    Quand au groupe Philippin, maintenant il me dédicace certaines de leurs chansons.
    A bientôt,
     
    Michaël
    August 07

    Une histoire de typhon, de mobylette, et de Shakira

       Mardi soir, je debute mon operation "remonter la pente" et c'est dans un acte que des psychanalistes expliqueraient sans doute comme une volonte de "faire mon deuil"que... je me coupe les cheveux. C'est sans doute aussi car cela faisait un bail et que je ne ressemblais plus a rien. Je ne m'y trompe pas et attire des le lendemain les compliments du chef cuisto Japonais (un faux, il est chinois mais fait des sushis), ce qui me laisse quelques doutes sur ces preferences. Le soir, alors que je vais, comme a mon habitude me chercher un petit plat a emporter en bas de chez moi, des jeunes gens m'invitent a partager leur diner. D'une gentillesse et d'un accueil remarquable, nous faisons connaissance, et decouvrons que nous sommes "voisins", deux des filles habitent dans mon immeuble. Puis le patron du resto se propose d'aller m'accompagner aux magasins de guitare. Nous chevauchons sa mobylette electrique et c'est parti! Malgre une conduite totalement effrayante (on se retrouve tour a tour sur la voie de gauche, nez-a-nez face au bus, on esquive les taxis,...), je m'en sort vivant. Au magasins d'instruments, le gerant, sympathique, nous laisse faire hurler les amplis.
     
       Mercredi, je profite d'un trou dans l'apres-midi, je file a la plage. L'eau n'est pas aussi sale que ce que l'on raconte, et au moins l'eau est chaude. Les petits palmiers donne a la plage un petit cote paradisiaque. Quand a moi, j'attire evidemment les regards, sans doute en raison de mon physique d'athlete...
     
       Jeudi soir. Alors que la clientele du restau peine chaque jour a depasser la barre des 50 clients, ce soir-la nous recevons 180 personnes(!!). Le typhon qui sevit a Hong-Kong a fait provoquer l'atterissage de tous les appareils a Xiamen. Les verres de vin se vendent ce soir-la comme des petits pains.
     
       Vendredi soir. Ma "company" organise un "diner-degustation de vin". Je passe donc mon apres-midi a preparer cet evenement. Je suis de nouveau prepose a l'ouverture des bouteilles, je dois egalement toutes les gouter une a une. La preparation est un peu stressante dans la mesure ou je ne pige rien aux disputes de mes collegues en chinois. Quand au patron, il me semble au fil de la soiree de plus en plus sympathique. Il est "happy" et enjoue, il a sans nul doute apprecier le vin ce soir. Il est plus fun comme ca.
     
       Samedi. Au restaurant de l'hotel, je manque d'exploser de rire au stand des salades lorsque un client deboule entre les tomates et les carottes. Celui-ci est en effet le sosie  parfait et "danois" de Maurice Barthelemy des "Robin des Bois". Keith, le pianiste Californien est particulierement en forme ce soir. Sans doute motives par la foule des grands jours (10 personnes tout au plus, et tout plus ou moins absorbes par leur verres de whiskey, oubliant la presence du pauvre Keith), il nous interprete un "Killing Me Softly" et un "I will survive" avec la peche des grands jours. Il invite la ..."foule":  "hey ladies! take off your shoes and come on to dance! don't be shy!"
    Nous sortons plus tard dans une sorte de boite "la Bomba" puis a "Elite" le club voisin. A "Elite", le groupe Philippin est toujours aussi en verve, "Black Eyed Peas", "Bob Marley", "Bonjovi" et meme le "My Sharonna" (d'un groupe dont je peine toujours inexplicablement a me souvenir du nom), tout y passe. La chanteuse se tremousse comme Shakira, le chanteur lui, a  le "staile" d'une sorte de Justin Timberlake Phillipin. Quelques metres plus loin, a "La Bomba", l'ambiance est differente, des danseuses s'agitent sur sur le podium, le DJ de Hong-Kong essaie comme il peut de mettre l'ambiance avec ses beats "house-techno". A ses cotes, un grand gaillard qui semble s'ennuyer, attrape le micro toutes les 10 minutes pour hurler et nous lancer un "are you reaaadyyyyyy??"
     
    August 05

    Un petit tour a Hong-Kong

       Il y a deux semaines de ca, je me suis rendu a Hong-Kong. A l'occasion d'un "wine exhibition" a Shenzhen, et parce que Shenzhen y est justement frontalier, j'y suis parti pour une journee afin de me faire renouveler mon visa. C'etait quasi impossible dans la mesure ou il fallait que je me rende dans une agence de voyage avant 9heures du mat. Pourtant, apres un lever a 5 heures, malgre de nombreuses difficultes (necessite de changer la monnaie mais bureau ferme, attente interminable a la frontiere, puis se perdre inevitablement ...), et apres un parcours a rallonge (taxi, train, metro, se perdre, re-metro, puis marcher tres longtemps), j'arrive a 8h57 a l'endroit attendu. Moyennant finance, ces agences de voyage renouvellent les visas dans la journee. Ils me fixent rendez-vous a 14h, ce qui me laisse le temps de visiter la ville. J'ai un peu boulettiser dans la mesure ou j'ai oublie mon appareil photo a Xiamen. De toute maniere, je n'ai pas vu grand chose, a part des buildings, enormement de magasins textiles, tous tenus par des Indiens (je suis sans doute tombe dans le quartier...) et une foule "grouillante". Je prends egalement le temps de fouiner dans les magasins d'electroniques pour me ramener un lecteur mp4.
     
       Je reussis donc a obtenir un visa 6 mois avec une option "muli-entrees", ce qui est top (mais qui ne me servira desormais a rien puisque je vais probablement annuler mon voyage au Japon). 14 heures sonne, je ne traine pas, il me faut repartir tres vite de l'autre cote de la frontiere, car un avion pour Xiamen m'y attend a 18 heures.  Cette fois je connais le chemin et je ne traine pas, j'arrive pile a l'heure a l'aeroport, ce sera finalement l'avion qui sera en retard.
     
       Arrive a Xiamen, j'ai a peine le temps de remettre du credit dans mon portable que ma collegue en profite et me demande de la rejoindre pour repondre a l'invitation d'une cliente pour le dinner. Je n'en ai pas la moindre envie mais elle me pousse a la rejoindre. Je ne regrette finalement pas, les fruits de mer etaient delicieux, mais j'eprouve encore certaines reticences a manger les pieds de poulets.
     
     
    August 02

    Xiamen, un mois apres

       Desole d'avoir laisse ce blog sans nouvelles. Je vous rassure, je vais bien. Je vis desormais a Xiamen depuis un mois. Cela a tout de meme ete difficile de devoir quitter la petite "famille" des etudiants etrangers de Wanli. Xiamen est une ville plus importante que Ningbo, et situe dans le sud de la Chine, tout pres de Taiwan. Il y a donc la mer, le ciel bleu, et une chaleur atroce. Enfin, sauf quand, comme il y a quelques jours, un cyclone passe sur Xiamen. Heureusement, pas trop de degats, enfin tout de meme 2 morts aux Philippines, des disparus a Guangzhou (Canton) et un arbre deracine en bas de chez moi.
     
       Je travaille donc en tant que stagiaire pour une entreprise americaine. Notre mission: importer du vin en Chine. Quand a moi plus particulierement, je suis une sorte de "consultant-sommelier" en vin. Le soir, je travaille dans grands hotels de la ville avec pour but de vendre du vin a nos clients. Ce n'est pas toujours facile, vendre du vin a un chinois, c'est un peu comme vendre un steak de veau a un vegetarien, ce n'est pas gagne. De temps a autre, je donne des formations au staff et managers des hotels. Bien que l'entreprise soit americaine, mes collegues sont tous chinois. Les briefings sont donc pour moi un peu surrealistes. Le boss, un type qui ne rigole pas tous les jours, a des faux-airs de notre ancien president. De temps en temps, il lui prend des tics au visage. Vous savez...la bouche qui se pince, et les yeux qui clignent incroyablement souvent. Apres avoir travaille durant deux semaines dans des bureaux minuscules, nous avons demenage dans le "Bank Center", un gigantesque building. Des bureaux, nous pouvons donc admirer la mer et l'ile de Gulangyu, LE site touristique de Xiamen. On y a fait une deco d'enfer avec des bouteilles de vin dans des vitrines, la grande classe.
     
       L'installation ici a ete longue et difficile avec des problemes en cascade. Autant a l'universite on etait relativement protege et assiste, autant ici le moindre detail ou la moindre demande peut devenir une epreuve. De plus, certains details de la vie chinoise qui me paraissaient sympas et folkloriques il y a quelques mois, deviennent certaines fois insupportables. J'habite pres de l'universite, l'appart n'est pas mal du tout, j'ai meme une vue sur la mer. De temps a autre, la solitude pointe le bout de son nez, mais cela passe. La journee d'hier a ete particulierement difficile, je repars desormais de l'avant...
    June 24

    La Coupe Du Monde en Chine

    La Coupe Du Monde atteint ici des sommets de popularité. Les Chinois sont accrocs et pour la plupart suivent tous les matchs. Cela fait d'ailleurs 6 mois que la chaîne sportive CCTV5 nous passent tous les soirs son émission:  J'aime la coupe du monde. On a tour a tour eu droit a des retransmissions d'ancienne rencontre, une présentation super détaillée de cette coupe du monde, et même une émission spéciale sur Thierry Henry, qui a l'air d'être très populaire ici.
     
    Désormais la Coupe du Monde a débuté, c'est un petit peu difficile pour moi, de suivre les matchs du Japon, la Corée et de la France la nuit, puis le lendemain de suivre en cours. Mon petit coup de gueule ira vers le gars qui a planifié les matchs: pourquoi 2 matchs en même temps?? Ici les gens veulent voir la Corée et non la France. Le match d'hier relégué sur une chaîne secondaire, j'ai donc du cherché dans tout l'immeuble une télé équipé de CCTV1. J'en ai finalement trouvé une, mais avec une qualité horriblissime (!!), avec plein de neiges mais en couleur, on ne discernait pas le ballon. Mais j'ai tout de même vu les filets tremblés par 2 fois. Ouf, je suis passé tout près de l'humiliation à l'université. La bad news, c'est que l'on élimine l'équipe Coréenne par la même occasion, ca me fait mal pour le colloc. En tout cas on a évité la "fight"prévu par nos amis chinois.
     
    Ici c'est la fin des cours. On dit "adieu" à nos amis chinois. Un peu de mélancolie s'installe. Il fait aussi très, très  chaud. Trop chaud. Mon air conditionné m'a laché pendant 2 jours, j'ai cru qune pas survivre. Et j'ai aussi failli étriper le réparateur qui était incroyablement (!!!) lent à venir.
     
    Hier soir, un incendie a pris dans l'un des dortoirs de l'université. Ce soir, dîner avec les profs et le directeur pour finir l'année. Dans moins d'une semaine, je pars pour Xiamen pour mon stage. Les vacances seront pour plus tard.
     
    @ bientôt,
     
     
     
     
     
     
     
    June 05

    Pékin, Xi'an. A la découverte de la Chine historique

    21 mai, après un entretien à Shangaï, je recois ma soeur ici pour ses vacances. Nous ne perdons pas de temps, nous filons à la gare de Shangaï pour y retrouver une amie Japonaise de Wanli et sauter dans le train pour Pékin.
    13 petites heures plus tard,  nous arrivons dans la capitale Chinoise. Nous n'y restons malheureusement que 4 jours. Le temps d'y découvrir la Place Tian'an man, la Cité Interdite (quelque peu gachée par les travaux de rénovation), le Temple du Ciel, le Palais d'Eté. Nous terminerons par le Parc Beihai et une longue promenade dans les Hutong Chinois (un dédale de ruelles anciennes). Nous prenons aussi le temps d'y goûter le Canard Laqué et d'assister à une réprésentation d'Opéra Chinois
     
    Mais le principal temps fort restera l'excursion sur la Grande Muraille. Nous nous rendons sur une section "authentique" et encore préservée du tourisme. Organisé par l'auberge de jeunesse, nous sommes seulement une petite vingtaine à profiter des paysages magnifiques offerts par la Muraille. Nous déjeunons ensuite chez notre guide. Une journée épuisante mais excellente.
     
    Nous rejoindrons ensuite Xi'an, autrefois capitale de la Chine. Nous rendons évidemment visite à la célèbre Armée Enterrée de Shi Huangdi, premier empereur Qin. Les 7000 soldats, reproduction exacte de la véritable armée (chaque soldat est différent! et certains dépassent 1,80 m!!) veillent sur la dépouille de l'empereur. Nous nous rendons également aux sources chaudes de HuaQing.
     
    Retour en train, un peu plus de 24 heures mais cette fois je profite des places-couchettes.
    @ bientôt,
     
    May 10

    Guangzhou (Canton)

    Samedi 6 mai, mon train pour le retour m'attend le soir à Canton. Alors plutôt que de perdre ma journée, je décide de prendre de l'avance et de passer ma journée là-bas.
     
    Levée de nouveau très tôt pour le car,un dernier au-revoir à mes amies de Zhuhai, petit pincement au coeur... Après deux petites heures j'arrive à Canton, je suis de nouveau perdu dans une foule et une folie qui ressemble à celle connue à Shangaï il y a quelques mois. J'arrive tout de même à trouver un hôtel qui accepte de garder mes bagages pour la journée. Voilà qui sera plus confortable. De plus il y fait très, très, très chaud. Je me réfugie donc dans le métro pour rejoindre mon premier objectif: le Temple des Six Banians. Je demande mon chemin à un jeune d'à peu près mon âge, et à l'air plutôt cool. Il fera plus que ca, il ira même jusqu'à m'accompagner. Cependant, ce temple m'intéresse guère (est-ce que je sature??), je décide de continuer mon chemin et de rejoindre le marché QingPing. Cette fois, ce sont donc des jeunes Cantonnaises qui m'aideront à m'orienter. Oui, pour s'orienter avec les idéogrammes chinois, c'est toujours un peu la galère. Sans compter que certaines personnes indiquent des directions totalement fausses ce qui ne facilitent pas la tâche.
     
    Je trouve enfin ce marché QingPing. On peut y trouver de tout, et même toutes sortes d'animaux et d'insectes. Des chiens, des chats, des scorpions, beaucoup de tortues. Après vérification, ces chiens sont bien destinés a finir dans des assiettes. Les chats y coûtaient 50 RMB, les chiens 300 RMB (10RMB=1 euros). J'ai ensuite la bonne surprise d'y rencontrer des francais en vacances, ca fait plaisir et ca repose un peu. Après avoir déambulé un long moment dans ce gigantesque marché, je me résouds à rejoindre la gare. Sur le retour, dans le métro, je me fais un ami. Un Chinois amusé et plutôt fier de me voir avec mon sac à dos Mao Zedong.
     
    Arrivé à la gare, je constate que celle-ci est totalement bondée. Je ne dois pas être le seul à revenir de vacances. A l'intérieur de la gare, le décor est "apocalyptique" . Les gens semblent attendre ici depuis longtemps, le sol est jonché de détritus, et la forte chaleur n'arrange pas les choses. Je retrouve Tom par le plus grand des hasards, il arrive tout juste de Zhuhai, nous reviendrons ensemble. Il y a tellement de monde à attendre qu'il nous faudra acheter un second billet pour être sûr d'avoir la priorité et de, ainsi, pouvoir rentrer dans le train. Les vacances sont désormais finies. snif...

    Macao

    Accompagné de deux amies de Sen Yang, nous partons donc Ludo et moi à Macao. Le climat y est chaud et très lourd, avec un taux d'humidité d'environ 80%, on peine à respirer. Après une très longue attente pour montrer patte blanche à la frontière, nous nous chargeons immédiatement des démarches pour le retour. Il faut alors que je me rachète un visa pour retourner en Chine, car je n'avais jusqu'alors la permission que pour une seule entrée. Et comme je viens d'en sortir...
     
    Une fois réalisées ces pénibles démarches, nous partons sillonner la ville. Macao est un petit territoire partagé entre le jeu et la religion, les casinos et les édifices Catholiques. Macao a en effet été une colonie Portugaise pendant plus de 440 ans. Et la ville a conservé les traces de cette "occupation". Les noms des rues et des batiments sont Portugais. Le Portugais a même été conservé comme seconde langue officielle.C'est un sentiment un peu iréel de se pormener à Macao, j'ai eu comme l'impression d'être  en Europe mais avec tout plein de Chinois... Un lieu je pense qui ne ressemble à nulle part ailleurs. Les écritures latines et les idéogrammes chinois se marrient sur les écritaux, églises Catholiques et temples Bouddhistes se mélangent,les achitecture occidentales et Asiatiques se superposent. La facade de l'Eglise Sao Paulo est magnifique, nous visitons également la "Fortaleza do Monte", puis nous allons déguster la cusine Macanaise tandis que les filles cèdent à la tentation du shopping. Pour terminer la journée, nous partons jeter un oeil dans un musée du Design qui expose les princaux dons des provinces Chinoises à Macao en 1999, lorsque la ville a réintégré la Chine.

    Zhuhai

    Nous repartons donc le mardi vers Guilin. Nous y prenons un car pour Zhuhai, le mercredi après-midi.
    Un car plutôt confortable avec couchettes ,et ce malgré la désagréable odeur de pieds et la sono du car qui crache de la musique chinoise à fond. En effet, il y est diffusé les désormais classiques Karaokés. Chose plutôt désagréable lorsque l'on a comme moi la couchette situé en haut et à proximité des enceintes.
     
    A Zhuhai, nous allons voir la mer, elle n'y ait pas vraiment très belle. La qualité de l'eau est sans doute meilleure sur les îles à proximité, mais nous n'aurons malheureusement pas suffisamment de temps pour y passer. Nous perdons une bonne partie de l'après-midi à chercher une laverie. En vain. Finalement nous utiliserons les services d'un grand hôtel. Dans un magasin d'instruments de musique, j'ai la chance de rencontrer Sen Yang. Il m'aide à me renseigner quand aux démarches pour rejoindre Macao. Ancienne colonie Portugaise, Macao a été rendu à la Chine en 1999. Cependant, cette région autonome a son propre gouvernement et ses propres lois. Ce qui rend compliqué la tâche administrative. En effet, rejoindre Macao revient à quitter le territoire Chinois. C'est tout de même ce que je vais faire dès le lendemain.
     
    Le soir, Sen Yang, nous invite à un jeu bizarre, une sorte de jeu du "Loup-Garou". Evidemment, nous avons quelques difficultés à suivre le déroulement de la partie. Puis, en rentrant, nous nous perdons une fois de plus. Nous appellons un taxi à a la rescousse.
    May 09

    Flashback N°2: Yangshuo

    Nous resterons 3 jours à Yangshuo. Le premier jour, nous visitons la ville, et nous faisons de nouveau une petite balade en bâteau pour mieux apprécier les paysages de la région. Surpris par la pluie, nous sommes contraints d'annuler notre plan du soir. Nous devions assister à une représention de dans traditionelle mis en scène par un célèbre réalisateur chinois (celui de Heroes). Etant donnée que les places sont très chers, la combine était de se rendre à proximité du lieu au moyen des petits bâteaux que nous aurions loué pour quelques Yuans...Impossible avec la pluie.  Mais la soirée n'est pas perdue, nous essayons les massages chinois.
     
    Le lendemain, ce sera à vélo que nous traverserons la région. Yangshuo est une jolie ville, avec davantage de charmes que sa voisine Guilin. Un charme sans doute gaché par le trop grand nombre de touristes à cette période.