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'Chine-ChineLe recit de voyage d'un francais en Chine
January 20 中国音乐 ou la musique chinoise En matière de musique, la pop chinoise n'a rien à envier à la désormais célèbre J-Pop nipponne. Mélodies mielleuses à souhaits et textes dégoulinants de romantisme naïf.
Comment se laisser prendre?
Avant de se laisser dompter, plusieurs étapes ou "palliers d'écoute" sont inévitables.
1°Le refus catégorique. La musique occidentale vous manque davantage que le couteau et la fourchette. Vous en venez à regretter de ne pas avoir apporté plus de réserves dans le ipod. La musique dans le bus vous agresse les oreilles. Vous cherchez une solution pour vous enfuire.
2°Vous pouvez désormais suppporter la musique chinoise. Vous vous surprennez à sourire en regardant les grands shows télévisuels. Attention, dans quelques jours, vous balancerez la tête niaisement sur le rythme du morceau.
3°A l'invitation du collocataire coréen, vous prenez le micro et vous essayez au traditionnel Karaoké. Le résultat est catastrophique mais vous ne l'entendez pas, et l'amour de la musique chinoise naît petit à petit en vous.
4°Vous êtes "musique chinoise addict". Vous n'éprouvez plus aucune honte. Les hits chinois tournent en boucle dans le baladeur. Toutes les soirées se terminent par un karaoké dont vous êtes la "guest-star". Vous répétez seul à la maison.Vous arpentez frénétiquement les allées des music stores pour dénicher les nouveautés,... Ne cherchez plus, vous êtes accro.
Le morceau préferé
Pour bien franchir unes à unes ces étapes, "LE-morceau-préferé" joue un grand rôle. C'est "LE-morceau-préferé" qui va vous faire mordre à l'hameçon. C'est "LE-morceau-préferé" qui va vous faire apprendre vos premières paroles, vous attirer dans les KTV,...
Il est donc temps pour moi de vous dévoiler ma "chanson-préferé". Alors oui, je pourrais avoir honte, prier pour que les amis ne le sachent pas, et bien non, je n'ai (presque) même pas honte.
La chanson s'appelle Tong Hua 童話, le chanteur est Guang Liang 光良.
Le clip est romantique, dramatique, et tout simplement magnifique. Alors, attention, ouvrez bien grand vos oreilles et prenez-en plein les mirettes:
我想了很久 我開始慌了 J'ai pensé beaucoup de temps, et j'ai commencé à avoir peur 是不是我又做錯了甚麼 n'est ce pas, j'ai fais une erreur 你哭著對我說 童話裡都是騙人的 Tu me dis en pleurant, que les contes de fées ne sont que des mensonges 我不可能是你的王子 Je ne peux pas être ton prince 也許你不會懂 從你說愛我以後 Peut-être que tu ne vas pas comprendre que depuis que tu dis que tu m'aimes 我的天空星星都亮了 les étoiles de mon ciel sont toutes devenues brillantes. 我願變成童話裡 你愛的那個天使 Je voudrais devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées. 張開雙手 變成翅膀守護你 j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger. 你要相信 相信我們會像童話故事裡 Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte. 幸福和快樂是結局 A la fin il y a le bonheur et la joie. 你哭著對我說 童話裡都是騙人的 Tu me dis en pleurant, que les contes de fées ne sont que des mensonges 我不可能是你的王子 Je ne peux pas être ton prince 也許你不會懂 從你說愛我以後 Peut-être que tu ne vas pas comprendre que depuis que tu dis que tu m'aimes 我的天空星星都亮了 les étoiles de mon ciel sont toutes devenues brillantes. 我願變成童話裡 你愛的那個天使 Je voudrais devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées. 張開雙手 變成翅膀守護你 j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger. 你要相信 相信我們會像童話故事裡 Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte. 幸福和快樂是結局 A la fin il y a le bonheur et la joie. 我要變成童話裡 你愛的那個天使 Je veux devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées. 張開雙手 變成翅膀守護你 j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger. 你要相信 相信我們會像童話故事裡 Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte. 幸福和快樂是結局 A la fin il y a le bonheur et la joie. 我會變成童話裡 你愛的那個天使 Je peux devenir l'ange que tu aimes dans ce conte de fées. 張開雙手 變成翅膀守護你 j'ouvre mes bras et elles se transforment en ailes, pour te protéger. 你要相信 相信我們會像童話故事裡 Tu dois croire, que l'on nous allons être comme ce qui se passe dans ce conte. 幸福和快樂是結局 A la fin il y a le bonheur et la joie. 一起寫我們的結局 Ensemble écrivons notre conclusion. December 05 Dans ma rue Pour conclure ce séjour de presque un an, un dernier hommage à mon quartier. Car contrairement aux différents hôtels de luxe où j'ai eu l'occasion de travailler ici, ce quartier, authentique, sent bon la Chine. En parlant d'odeur justement, il n'y sent pas très bon, mais l'on s'y fait. Et c'est bien la le seul reproche que l'on peut adresser à ce petit coin de Xiamen. Un quartier qui vit, qui fourmille de monde, et qui mérite que l'on s'y attarde. Sa Po Wei, tout près de la très célèbre université de Xiamen. Autre détail sympathique: j'habite Hen Da Da Sha, au 15ème étage, mais en fait, il s'agit du 13ème, car par superstition le 13ème et le 14ème (en chinois, on dit "4" comme l'on dit "mort") n'existe pas.
Les logements y sont "modestes" et j'avoue avoir craint le pire lors du passage des 3 typhons cet été. Ils n'y abritent souvent que le strict minimum, un lit, pas de frigo, aucun matériel particulier sinon le service à thé. En bas de chez moi, un restau "boui-boui" pas irréprochable sur l'hygiène, mais dont le patron et sa femme y sont extraordinairement sympathiques. Un peu comme une seconde famille pour moi, il m'arrivait d'y prolonger la soirée pour regarder la télé avec eux, puis parler,parler,parler,... En continuant sur Da Xue Lu, on longe des ateliers, on y travaille le bois, le fer, et l'on y vend même des cuvettes (je me suis toujours demande pourquoi ici??) Un peu plus loin sur la droite se trouve "mon" salon de coiffure, j'y suis en effet devenu un habitué. Attiré la première fois par les guitares dans la vitrine et le charme de la coiffeuse, nous sommes depuis devenu amis. Je leur apprend quelques notions de français, ils m'apprennent le chinois. Et nous parlons énormément, car malgré leur planning à rallonge (de 9h à 23h30), ils ne sont pas forcément très occupés, loin de la. Nous pouvons ensuite continuer notre chemin jusqu'à la jeune marchande de "milk and tea". En fait, on appelle plutôt ça des "NaiCha", du thé au lait...à moins que cela ne soit du lait au thé
Voilà, tous ces gens méritaient bien un billet sur mon blog, car c'est aussi pour eux et leur accueil que j'aime Xiamen.
October 09 La tête dans les nuages, les yeux vers les étoiles: Shangri-La Shangri-la", un mot en vogue après la IIème Guerre Mondiale et qui a été utilisé dans nombreuses chansons, noms d'hotels et restaurants, évoque "un paradis loin du tumulte du monde". En réalité, "Shangri-la" est un mot tibétain qui signifie "Pays du sacré et de la paix".
L'expression "Shangri-la" vient du roman de James Hilton, "L'Horizon Perdu", dans lequel trois pilotes américains, parcourant la route aérienne Sino-Indienne durant la Seconde Guerre Mondiale, se sont écrasés dans un pays "d'éternité, de tranquillité et de paix". Ils évoquent "ses monts enneigés, ses prairies, ses plateaux à terre rouge, les trois rivières qui la traversent, ainsi que le peuple tibétain avec son thé couleur de neige et ses lamaseries". Les pilotes, recueillis et soignés par des Tibétains, ont ensuite pu rejoindre leur pays.
Selon les archives historiques, un avion américain s'est effectivement écrasé dans la région de Zhongdian en 1944. Une enquête soignée de ces archives a révélé que le magnifique "Shangri-la" décrit dans le roman de James Hilton était bien la région de Zhongdian.
Aujourd'hui encore, le mystérieux et envoûtant Comté de Zhongdian est un paradis sauvage caché.
C'est donc dans un mini-bus et accompagné de jeunes Naxi pour la plupart que je me rends vers les hauteurs du Shangri-La. Cette fois encore, les paysages pour rejoindre les sommets sont magnifiques. Une fois arrivé sur les hauteurs du village de ZhongDian (Shangri-La), je suis pris (et surpris) par le froid qui y règne.
A peine arrivé, mes camarades bien sympathiques de l'auberge m'emmènent sur la place de la vieille ville pour se joindre aux danseurs qui exécutent là tous les soirs les danses traditionnels de la culture tibétaine. Amusant, les touristes se joignent aux villageoises pour les épier, copier et apprendre les pas. Bien que le développement touristique soit en cours, les visiteurs n'y sont pas aussi nombreux qu'à Lijiang et Dali, et Shangri-La goûte donc une relative tranquilité.
Et c'est une incroyable atmosphère de sérénité qui se dégage de l'imposant monastère de la forêt Songzan (la lamaserie songzanlin). Elle fut construite sous la dynastie Ming (XVIIe s.), constituant l’une des treize plus grandes lamaseries de la contrée du Kangzang. La « contrée du Kangzang », habitée par le peuple Zang (Tibétains), s'étendait sur la région que couvrent maintenant les provinces du Tibet, du Sichuan et du Yunnan. Dans sa période la plus prospère, plus de 3000 moines habitaient le monastère; maintenant, il n'en compte plus que 800. Ce monastère abrite un gigantesque Bouddha.
Le soir de retour à l'hôtel, mes camarades chinois nous invitent moi et quelques amis à leur repas "Cantonnais" pour célèbrer leur départ le lendemain (voir photo).
Je me rends ensuite le vendredi sur le site du NapaHai. Seulement, le lac en raison de l'absence de précipitations n'est pas là. C'est alors qu'un grand gaillard me propose de m'emmener sur sa moto pour aller voir la vraie NapaHai. C'est d'accord, nous partons ensemble. Le "motard" m'explique qu'il s'est déjà rendu en Inde et y a rencontré le Dalaï-Lama. Encore une fois, le trajet est digne d'intérêt. Nous sommes à plusieurs reprises immobilisé par des porcs et boeufs "suicidaires" qui se mettent en travers de notre route. La vraie "Napahai", un peu éloigné du site touristique vaut absolument le détour. C'est encore une fois un paysage paradisiaque qui se présente devant mes yeux.
Alors que nous nous apprétions moi et le motard à rentrer, nous rencontrons un groupe de chinois, je leur demande s'ils vont voir le lac BitaHai, ils me répondent "oui, pourquoi pas, viens on t'emmène!". Je n'en demandais pas tant. Sans doute curieux de voyager avec un étranger, ils me mitraillent de questions. Je passe donc le reste de l'après-midi avec eux sur les routes de ZhongDian. Nous arrivons toutefois trop tard pour nous rendre jusqu'au lac. Je m'y rends dès le lendemain. Je dois pour cela louer un mini-vanne et son chauffeur. Pour mon dernier jour à Shangri-La, le ciel est magnifique et je ne me lasse pas de ces paysages merveilleux. Nous prenons en stop des filles issues des minorités, et portant donc les costumes traditionnels. Ces costumes des minorités y sont sans doute aussi pour quelque chose dans le charme de la région. Ceux-ci donnent des couleurs au quotidien. Pas une rue n'échappe à ces magnifiques tenues. Et les yeux sont tout autant fascinés par les couleurs du peuple local et de leurs traditionnels tenues, que par les couleurs des bâtiments au style tibétain, ou bien encore par les couleurs des montagnes, des forêts, des lacs,... Nous prenons aussi en stop un homme qui semble être un berger à en croire son chapeau en fourrure. Lorsque je lui parle, il me répond par des pouces levés et par un grand sourire accueillant laissant apparaître son unique dent. Le chauffeur me confiera plus tard que cet homme ne parle pas chinois mais uniquement le dialecte local.
C'est donc après cette dernière visite au lac BitaHai rappelant des paysages alpins que se termine mon séjour dans le Yunnan. C'est donc pour moi l'occasion d'utiliser ce dialecte local pour un au-revoir:
"-Dié!" October 08 Lijiang et le peuple Naxi Mardi après-midi, en route vers Lijiang. Tandis que le bus monte vers les sommets, je peux admirer des paysages de montagnes absolument fabuleux.
A Lijiang, malgré l'invasion touristique, la ville reste tout de même très agréable. Extrait (National Geographic):
La vieille ville de Lijiang est un labyrinthe merveilleux de ruelles pavées parcourues de canaux, qui permettent de découvrir les maisons traditionnelles Naxi.
Les naxi sont en effet un peuple minoritaire en Chine, toutefois la ville de Lijiang est quasiment peuplé à 80% de Naxi. Les Naxi se reconnaissent facilement dans la rue à leurs habits bleus.
Après m'être promené dans la vieille ville durant l'après-midi, je me rends le soir au spectacle présenté par l'orchestre de musique Naxi. La plupart des mélodies ont été sauvées de l'oubli par les membres les plus agées du groupe (jusqu'à 80 ans!). Dali: Un jour sans fin (2octobre)Après plus de 40 heures de train, une étape à Shi-Lin pour y contempler la forêt de pierres (un ensemble montagneux prenant des formes exceptionneles et poétiques), puis à Kunming, j'arrive enfin à Dali. Dali est un petit village de Yunnan ("le pays au sud des nuages") très prisé par les touristes chinois. Le Yunnan étant considéré comme l'une des régions (si ce n'est LA) plus belle de Chine. La région s'étend au nord jusqu'au plateau Tibétain et au sud jusqu'au frontière du Laos et de la Thaïlande, dès lors le climat est lui aussi très varié dans la région. Elle est peuplée par de nombreuses éthnies ("les minorités"). Dès mon arrivée, coup de bol, je trouve un lit dans le premier hôtel que recherchais. Je décide donc d'explorer la ville et sa région à vélo. Après une courte balade dans le centre ville envahi par les touristes prenant d'assaut les boutiques, je m'éloigne et rencontre une femme locale qui me propose de rejoindre la montagne en téléphérique. Après la négotiation de rigueur en Chine, j'accepte. En montant jusqu'au sommet, j'aperçois de curieuses tombes chinoises creusés ici sur le flanc de la montagne. En haut, je visite un temple. Le temple étant désert, et après avoir plaisanté un peu avec les moines, ceux-ci m'apprennent à prier comme un bouddhiste. Le plus rigolo d'entre-eux ira même jusqu'à frapper la cloche lors de mon rituel. Sympa. Je continue ensuite dans la montagne pour rejoindre et admirer une casacade. D'ici, la vue sur la ville et le lac Er'Ai est magnifique. Au retour je troque mon billet de téléphérique contre un grand poney (ou petit cheval). Grosse erreur. Le terrain est accidenté. Je suis à de nombreuses reprises à deux doigts de me vraquer par terre. Un peu inquiet je demande: -"hey patron (oui je m'amuse un peu avec le guide), tu es sûr qu'il n'y a pas de dangers?" -"non, non, pas de danger". en effet, Xiao Wei (mon cheval) est un expert, il connaît le terrain, maîtrise les rochers, glisse mais se récupère. Sa seule erreur: sortir du sentier pour pallier des besoins primaires. On ne lui en tiendra pas rigueur. Je prends finalement tellement de plaisir que Xiao Wei ira même jusqu'à m'emmener aux 3 stupas (voir photos). Il est temps de reprendre le vélo, je veux rejoindre le lac. Pour prendre un raccourci, je coupe à travers les champs. Les paysans occupés à travailler ont l'air tout de même supris de me trouver là. Il m'indique la direction du lac. Me voilà donc arrivé au lac, seul souci: un cul-de-sac. En face de moi: le lac, derrière-moi: les champs. J'emprunte donc les petites ruelles du village, et me perd inévitablement. Heureusement, je rencontre au bord du lac une femme qui me propose de me raccompagner en barque jusqu'à une voie d'accès plus propice pour repartir. Son mari, un peti bonhomme, mais assez balèze pour conduire la barque à lui tout seul sur la lac, me raccompagne jusqu'à la place centrale du village. S'y déroule le marché quotidien pour la petite communauté des villageois. Ceux-ci ont l'air méfiant de me trouver là. Je réenfourche mon vélo pour retourner à Dali. Après une pause Jiaozi (petite délice de la gastronomie chinoise), je sympathise avec une vieille femme issue des minorités, elle vend des sucreries qui ressemblent à nos crèpes bretonnes mais enroulés autour de baguettes. Plutôt insolite, une autre veille va même à ma rencontre dans une rue pour me proposer de la drogue (!!). September 28 CrépusculeCe dimanche, lever un peu tardif, impossible donc de me rendre sur mon île préferée (Gulangyu). Je pars donc explorer le littoral. Enfin, me balader sur le bord de mer pour dire les choses plus simplement. A mi-chemin, on me propose la balade à vélo. J'accepte évidemment, c'est plus sympa, et puis cela commençait à s'éterniser.
A Xiamen, les couchers de soleil sont exceptionnels! Sur les plages, tout au long de la balade, les futurs mariés sont nombreux à s'immortaliser devant ce crépuscule (voir photos).
Sur le chemin du retour, j'ai la chance d'assister à une représentation d'Opéra Chinois, même si cela ne vaut pas celle à laquelle j'ai assisté à Pékin, c'est toujours très intéressant d'admirer cet art typique de la culture chinoise. Les costumes et maquillages sont fidèles à eux-mêmes: magnifiques.
September 07 Ma parenthèse Japonaise Des vacances, 10 petits jours, me voilà parti pour le Japon.
Première nuit au Japon à Osaka, dans un "Hôtel-capsule", comme dans Le 5ème Elément mais pour de vrai (voir photo). Je ne perds pas de temps, et part dès le lendemain pour Kyoto. Ancienne capitale du Japon, Kyoto est resté célèbre pour son patrimoine historique unique. 3 jours de visite de temples (beaucoup de temples!): Chion, Kiyomoisu, Yasaka, ou encore le magnifique Kinkakuji; de château: Nijo; ou encore des marchés: Nishiki.
Dans la nuit du mercredi au jeudi, et pour économiser du temps et de l'argent (le Japon est méga-cher), je prends un bus de nuit pour rejoindre le Mont-Fuji. Objectif: atteindre le sommet. Une journée inoubliable, malgré la fatigue et les jambes qui tirent, mon amateurisme et seulement une paire de basket adidas contrefaconné, j'arrive tout en haut de la montagne en moins de 3 heures. En haut, il fait froid, il n'y a pas grand monde, on y cotoie les nuages et les avions. Après une pause déjeuner au sommet, il me faut redescendre (3 heures là aussi), au retour le ciel se dégage et laisse apparaître des paysages exceptionnels.
Le lendemain, départ pour Tokyo. Fukui m'accueille et m'hébergera durant 2 jours. Il me fait découvrir les quartiers branchés (Shibuya, aperçu dans le film Lost In Translation), le quartier électronique (Akihabara), ainsi qu'un célèbre temple (Asakusa). Les Japonais(es) sont top fashions, fasion victime en puissance, on les croirait sortis de la dernière Star Academy. Les Japonaises, très coquettes, usent et abusent du maquillage. J'ai tout le temps de m'apercevoir que les Japonais sont en effet réellement accros aux mangas, dans le métro par exemple les lecteurs sont nombreux. J'ai même la chance de dénicher dans un bookstore des épisodes de Captain Tsbasa et de Saint-Saya. Pour le fan que j'étais étant petit, ca me fait bizarre de les tenir entre mes mains.
Samedi, je pars visiter un Buddha géant à Kamakura. Sur le retour vers Tokyo, je décide de m'arrêter à Yokohama. Je fais étape dans le Chinatown. Je passe par hasard par le stade pendant un match de Base-Ball des Tigers (équipe super populaire). Yokohama est une ville sympa, avec bien sûr de nombreux buildings, mais qui reste agréable et aéré.
Le lendemain, je dois visiter par obligation le quartier bancaire (Otemachi), puis me rend au Parc Yoyogi Koen. Je m'y repose avant de me voir attiré par un Ukulélé magique, puis j'entends plus loin résonner un vacarme de musique techno (beurk!), avant de me rendre compte que c'est tout le quartier qui est le théâtre d'une sorte de festival de rue. Coool!
Dans la nuit je rentre vers Osaka. Je commence par me rendre au point de vue au somment du Sky building, la vue sur la ville y est superbe. Puis le magnifique Château d'Osaka en plein coeur de la ville. Ensuite, le quartier branché de Namba. On peut y manger des TakoYaki, spécialité culinaire Japonaise. Je me rends ensuite au célèbre temple Shitennoji avant de trouver un moulin dans un parc de la ville (à Tsurumi-ryokuchi).
Pour mes dernières heures au Japon, je veux voir la mer, mais le temps pourri n'arrange pas la chose, alors je pars voir le Osaka Center Hall ainsi qu'un jardin de Roses.
Mardi, 14h. Il est temps de rentrer. Les jambes lourdes, mais des souvenirs plein la tête...
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